L’abus sexuel

novembre 19, 2011 dans Psycho

De plus en plus de jeunes filles victime d’abus sexuels, mais qu’est qu’un abus ? A partir de quel acte peut on considéré qu’on a été victime d’un abus ?

QU’ENTEND-ON PAR ABUS SEXUEL ?

1. Une contrainte ou un contact ?

Un abus sexuel est toute contrainte (verbale, visuelle ou psychologique) ou tout contact physique, par lesquels une personne se sert d’un enfant, d’un adolescent ou d’un adulte, en vue d’une stimulation sexuelle, la sienne ou celle d’une tierce personne.

Un contact physique est, certes, plus grave qu’une contrainte verbale. Mais il faut savoir que tout abus constitue une violation de l’intégrité de la personne humaine et provoque toujours un traumatisme.

  •  La contrainte verbale désigne : une sollicitation sexuelle directe ; l’usage de termes sexuels ; l’insinuation de maniere insistante. Tout cela vis-à-vis d’une personne qui ne désire pas les entendre. . ; le regard insistant sur certaines parties du corps ; le fait de se dévêtir, de se montrer nu, ou de pratiquer l’acte sexuel à la vue de quelqu’un. Ici encore, sans que la personne le désire.
  • La contrainte psychologique désigne : la violation de la frontière entre le relationnel et le sexuel (un intérêt excessif pour la sexualité de son enfant) ou entre le physique et le sexuel (des lavements répétés ; un intérêt trop( mais vraiment trop ) marqué pour le développement physique d’un adolescent).
  •  Le contact physique peut être : assez grave (baiser, attouchement du corps à travers les vêtements, que ce soit par la force ou non, avec ou sans pression psychologique ou affective), grave (attouchement ou pénétration manuels ; simulation de rapports sexuels, contact génital, tout cela avec ou sans violence physique), ou très grave (viol génital, anal ou oral, obtenu de quelque manière que ce soit, par la force ou non).

2. Qui sont les agresseurs ?

En très grande majorité ce sont des jeunes gens ou des hommes, provenant de toutes les classes de la société et de tous les milieux.

Souvent, ils font partie de l’entourage de la victime : un camarade, un voisin, un chef scout ou un animateur de jeunes, un baby-sitter, un enseignant, un patron, un collègue de travail, un prêtre, etc.

Ce sont aussi très souvent des membres de la famille : le père, l’oncle, le grand-père, le grand-oncle, le beau-père (de plus en plus fréquemment du fait de l’augmentation des remariages et des familles recomposées), le frère, le demi-frère ou le quasi frère, le beau-frère, le cousin, etc. On parle alors d’inceste ou d’abus sexuel intra-familial.

Il s’agit, plus rarement, d’une personne inconnue de la victime.

 

Il est à noter que 80% des agresseurs ont été eux-mêmes victimes d’abus dans le passé, ce qui ne les excuse nullement, mais peut expliquer en partie leur comportement

LES DEGATS PRODUITS PAR L’ABUS SEXUEL

Ces dégâts constituent un torrent tumultueux qui balaie tout dans l’âme, et qui inclut : le sentiment d’impuissance, celui d’avoir été trahi et le sentiment d’ambivalence, ainsi que plusieurs autres symptômes.

1. Le sentiment d’impuissance

L’abus sexuel a été imposé à la victime. Qu’il se soit produit une fois ou cent fois, avec ou sans violence, ne change rien au fait qu’elle a été dépossédée de sa liberté de choix.

a. Ce sentiment provient de trois raisons

  •  Elle n’a pas pu changer sa famille dysfonctionnelle, s’il s’agit d’un inceste. Ses proches ne l’ont pas protégée comme ils auraient dû le faire, sa mère ou sa belle-mère n’a rien vu ou fait semblant de ne rien voir.
  •  Que l’abus ait été accompagné de violence ou non, qu’il y ait eu douleur physique ou non, la victime n’a pu y échapper, ce qui crée en elle faiblesse, solitude et désespoir. De plus, le coupable se sert de la menace ou de la honte pour la réduire au silence et recommencer en toute impunité, ce qui augmente son impuissance.
  •  Elle ne parvient pas à mettre un terme à sa souffrance présente. Seule, la décision de se supprimer anesthésierait sa douleur, mais elle ne peut s’y résoudre, alors elle continue à vivre, et à souffrir.

b. Ce sentiment d’impuissance entraîne de graves dommages

  •   La personne abusée perd l’estime d’elle-même, doute de ses talents et se croit médiocre.
  •   Elle abandonne tout espoir.
  •  Elle insensibilise son âme pour ne plus ressentir la rage, la souffrance, le désir ou la joie. Elle enfouit et refoule dans son inconscient les souvenirs horribles de l’agression sexuelle.
  •   A force de renoncer à sentir la douleur, elle devient comme morte. Elle perd le sentiment d’exister, semble étrangère à son âme et à son histoire.
  •  Elle perd le discernement concernant les relations humaines, ce qui explique que les victimes d’abus tombent souvent à nouveau sous la coupe d’un pervers, ce qui renforce leur sentiment d’impuissance.

2. Le sentiment d’avoir été trahi

Beaucoup de gens ignorent le nom des onze autres apôtres, mais connaissent Judas, le traître. Pourquoi ? Parce que la plupart des gens estiment que rien n’est plus odieux que d’être trahi par quelqu’un qui était censé vous aimer et vous respecter.

La personne abusée se sent trahie non seulement par l’abuseur en qui elle avait confiance, mais aussi par ceux qui, par négligence ou complicité, ne sont pas intervenus pour faire cesser l’abus.

Les conséquences de la trahison sont : une extrême méfiance et la suspicion, surtout à l’égard des personnes les plus aimables ; la perte de l’espoir d’être proche et intime avec autrui et d’être protégée à l’avenir, puisque ceux qui en avaient le pouvoir ne l’ont pas fait ; l’impression que si elle a été trahie, c’est parce qu’elle l’a mérité, du fait d’un défaut dans son corps ou dans son caractère.

3. Le sentiment d’ambivalence

Il consiste à ressentir deux émotions contradictoires à la fois. Ici, l’ambivalence gravite autour des sentiments négatifs (honte, souffrance, impuissance) qui ont parfois été simultanément accompagnés du plaisir, qu’il soit relationnel (un compliment), sensuel (une caresse), ou sexuel (le toucher des organes), dans les premières phases de l’abus.

Le fait que le plaisir soit parfois associé à la souffrance entraîne des dommages considérables : la personne se sent responsable d’avoir été abusée, puisqu’elle y a « coopéré» en y prenant plaisir ; le souvenir de l’agression peut revenir lors des rapports conjugaux ; elle ne parvient pas à s’épanouir dans sa sexualité qui est pour elle trop liée à la perversité de l’abuseur ; elle contrôle et même s’interdit le plaisir et donc son désir sexuel.

Le conseiller doit expliquer à la personne qu’elle n’est pas responsable d’avoir éprouvé un certain plaisir, car il est normal qu’elle ait apprécié les paroles et les gestes de « tendresse» de l’abuseur. C’est la nature qui a donné à l’être humain cette capacité à ressentir du plaisir.

Ce qui n’est pas normal, c’est la perversion de celui qui a prémédité ces attitudes affectueuses pour faire tomber une proie innocente dans son piège. C’est lui le seul responsable.

 

 

Témoignage

Merci beaucoup pour le témoignage

J’ai subit des attouchements et j’ai mis un an pour m’en sortir…

C’était le jeudi 21 juin 2007, nous partions en Angleterre ( voyage scolaire ). Avec une copine, on s’est mises tout au fond du car et il y avait des garçons a côté de nous, là plupart était juste des connaissances. Nous sommes partis à 17h du soir et vers 23h tout à déraper, on a changé de place avec une copine et je me suis retrouvée au fond contre la fenêtre à côté de lui je le connaissais très peu, on a commencé a se caler l’un contre l’autre pour dormir un peu sauf qu’il a commencé a me prendre la main, me faire des bisous et après il a commencé a me toucher de plus en plus bas. Il me disait de me taire sinon on allait se faire choper, alors je me suis tu. Il prenait ma main et voulait que je lui fasse plaisir. J’avais peur, je me sentais mal, à un main il m’a regardé en face et m’a dit « suces – moi » je lui ai dis non et par chance je ne l’ai pas fais. Sauf que comme nous étions au fond du car il y a avait du monde a côté et que certains de ces potes on vu ce qui s’était passé. Arrivée en Angleterre, je me sentais salie, je ne pensais qu’a une chose : mourir.

A cette époque j’avais 13 ans et demi. La personne qui m’a fait subir ces attouchements n’étaient pas proche de moi. Cela n’a pas durer longtemps juste une nuit mais pour moi c’était comme si ça avait durer des jours et des jours.

Après cette histoire, les cours étaient finis et donc beaucoup de mes amis m’ont dit qu’en retournant au collège personne ne s’en souviendrai. Sauf qu’en septembre tous les souvenirs sont revenus d’un coup et tout le monde à reparler de cette histoire. A cause de ça je suis devenue très dépressive et notamment je n’avais plus envie de manger.

Ces potes m’enfonçaient quand ils me voyaient dans les couloirs, ils me lançaient des insultes du style : alors c’était bien le voyage en Angleterre, toi t’as aimé le car. :’(

Malheureusement pour moi, depuis le mois de février je commençais a m’en sortir sauf qu’en Mars nous sommes partis en voyage scolaire à Paris et là des garçons du bus dans lequel j’étais ( les potes de celui qui m’avait salie l’année d’avant ) m’ont en jour prise par terre et m’ont tapé et frappé. Aujourd’hui, je n’arrive pas à en parler à mes parents, ils ne sont pas au courrant de ce qui s’est passé. Seule ma psy est au courrant ainsi que ma cousine. Je me suis mutilais à cause de ces histoires et je regrette vraiment beaucoup. Maintenant j’essaye d’arrêter en me disant « ils t’ont salie, tu ne vas pas en plus te faire des marques comme souvenirs pour eux. »

Le plus dur est de les voir tous les jours au collège. Même si je n’ai pas le choix je tente de faire la fille heureuse, d’avoir le sourire, mais il y a beaucoup de jours ou en rentrant je pleurs tellement je me sens mal.

Je souhaite beaucoup de courage à toutes les filles qui ont vécu ça et qui tentent de s’en sortir.

 

Anonyme

 

· Je n’ai pas écrit moi même cette article, il est composé de mes recherches sur internet dont voici mes sources :

 http://www.psycho-ressources.com/bibli/abus-sexuels.html#ABUS et girls.fr

 Pour en parler : le forum newteen est biensur à votre disposition

mais aussi www.girls.fr, http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/pedophilie-viol/maman-sujet_9690_1.htm.