Le Maroc avec le 4L Trophy

mai 1, 2012 dans Voyages de Newteen-girls

Aujourd’hui, je vais vous raconter mon voyage au Maroc avec le 4L Trophy. 

Tout d’abord le 4L Trophy, quésako ?

Hé bien , c’est un voyage organisé par désert tours, réservé aux étudiants, qui se déroule au Maroc et surtout en 4L ! C’est un rallye a la fois sportif et humanitaire, puisqu’on apporte du matériel scolaire et sportif et/ou des sous pour les enfants des villages pauvre du maroc.

Je suis parti une premiere fois en 2010 et plus récemment en février 2012 .

Voici mon récit 

Après la longue traversée de l’Espagne de Saint Jean de Luz à Algeciras, nous plantons la tente pour une première nuit sur le bivouac prévue par l’organisation.

Nous rejoignons le port pour embarquer sur le Bateau « Balaria » à 19h. Arrivé à 20h30. Sorti à 22h, pour pouvoir faire valider nos passeports et papier de la voiture. Il va falloir s’habituer à faire la queue…

1er nuit au Maroc à Assilah sur l’aire d’autoroute. C’est la course à l’espace pour planter sa tente sur les zones de terre. Nous nous jetons à travers une haie pour atterrir sur un bout de gazon et plantons nos tentes entre les tourniquets d’arrosage.

Le lendemain, nous reprenons la route jusqu’à Boulajoul.

Une 2ieme nuit bien froide à Boulajoul.

- 10°C annoncé : brrr, bivouac caillouteux, pas un buisson à l’horizon, on attaque les choses sérieuses. Effectivement -10°C c’est froid, même entortillé dans un duvet !

Départ le lendemain : direction Merzouga. Nous roulons depuis 5 minutes et lors d’un malheureux arrêt pipi dans un coin plus fourni en buisson, notre barre de torsion arrière droite sort. Le pare choc est à 20 cm du sol à peine, pas le choix  : nous faisons demi-tour.

De retour au bivouac de Boulajoul, les mécaniciens nous annoncent qu’on va devoir aller dans un garage pour réparer, il nous faut un pont, et un poste de soudure. Nous partons en convoi vers les garages. Allons-nous pouvoir continuer l’aventure ? Est-ce réparable ? !

L’organisation nous abandonne chez le garagiste, qui fait du bon boulot sans pont, mais avec un poste de soudure.  Nous le payons après négociation et à renfort de Cola Occitan (Merci au Sponsor !).L’inquiétude a raisonné jusqu’en France.

Nous reprenons la route interminable mais aux paysages magnifiques, vers Merzouga, avec la carte du Maroc pour trouver notre chemin, et nous arrivons juste à la fin de la cérémonie de remise des dons, il est 19h30.

 

3ieme nuit, Merzouga et ses dunes dorées.

Nous déposons nos cartons de matériel scolaire et sportif (des stylos, des cahiers, des ballons, des maillots de sport, des shorts, des tee shirts, des baskets… ) et même si nous n’avons pas pu assister à la remise des dons, nous savons que notre matériel fera bon usage. Cette année, 3 salles de classe et 3 dispensaires vont être ouvert grâce aux dons des trophistes et à l’organisation Enfant du désert.

Il fait déjà nuit, nous plantons nos tentes dans le sable de Merzouga, (après avoir plantée la 4L dans le bivouac… 4L fait ses premiers tours de roue dans le mou). La nuit est agitée : plus de 2500 jeunes réunis sur quelques hectares, ça fait la fête et ça fait du bruit !! Pourtant demain il faudra être en forme pour la première boucle autour de l’erg Chebi !

21 février, c’est partit pour la boucle 1, autours de l’erg Cheby.

On enchaine les bacs à sable ! Droit devant, A fond, en 1ère… ça passe !

Armé de la boussole, du road book et de nos plaques de désensablage, nous avançons doucement mais surement d’un oued à l’autre ! La danse du dromadaire est une technique imparable pour sortir du sable. C’est là qu’on se rend compte que le 4L Trophy est une aventure HUMAINE. Personne ne se connait mais tout le monde se connait. Chacun aide l’autre, ce qui sont aidés, aident les autres à leur tours et c’est comme ça que nous arrivons au bout de cette première boucle.

Nous arrivons au bivouac, crevés mais la tête déjà rempli de paysage, avec l’esprit d’entraide plus que jamais.

22 février. Sable et Orientation pour la boucle 2 !

Encore de magnifiques paysages, des passages d’oueds asséchés et de guets. L’entraide est toujours au rendez-vous. Nous arrivons plutôt que d’habitude au bivouac, à croire qu’on prend le coup !!

Après notre passage du Check point d’arrivée, un berbère vient à notre rencontre.

« Tu es la fille de phillipe ?  » « heum…. oui  »

C’est Zaid, le propriétaire de l’auberge Labaraka. Il nous invite à prendre une douche chaude, boire le thé et manger avec lui dans son camp berbère, derrière la grande dune de Merzouga. Aprés négociation avec l’organisation pour sortir du bivouac, nous suivons Zaid qui nous fait faire un tour de Landrover dans les dunes, nous fait découvrir un magnifique panorama, nous offre le thé puis le repas.

Nous passons une extraordinaire soirée près du feu d’abord et sous la tente berbère ensuite, au son des tam-tam.

Zaid nous ramène au bivouac et c’est la tête pleine d’incroyable souvenir que nous allons nous coucher.

 

23 février, l’étape Marathon.

Nous partons pour l’épreuve d’autonomie, 2 jours de piste avec un bivouac libre.

Sur notre route nous trouvons encore beaucoup d’oued mou. Nous roulons jusqu’a la nuit et plantons notre bivouac sur un terre-plein avec d’autre 4L.

Nous repartons à 6h15 du matin, heure ou le soleil se lève. 7h à peine : nous sommes (tous) plantés. La, encore, c’est l’entraide qui nous sort de l’impasse (ou de l’oued). A grand renfort de sangles, plaques de désensablage et surtout de bras, nous finissons par franchir les passages difficiles et nous arrivons au Check Point, à partir duquel nous prenons la route vers Marrakech.

 

Pause déjeuné a Zagora, nous faisons quelques achats (dattes, chech) et repartons. Sur la route, une odeur d’essence envahit l’habitacle. Il fait déjà nuit, nous n’avons pas encore passé l’effrayant col du Tichka et nous devons nous arrêter pour changer la durite d’essence du moteur. Un grand merci à Jeanne et Aurélien avec nous roulions et sans qui nous aurions eu du mal à réparer.

Nous attaquons ensuite le passage du col du Tichka de nuit, avec son lot d’épingle, de camion et surtout de 4L !

L’arrivée à Marrakech, une bonne surprise !

Nous arrivons finalement à Marrakech, il est minuit et… surprise ! Mes parents sont là, avec une banderole au nom de notre équipage ! Ils nous auront attendus un bon moment !!

Nous récupérons nos billets d’hôtel et de bateau et filons à l’hôtel. Il est 2h du matin. L’hôtel a prévu  des repas froids : pour le festin, on va attendre encore un peu ! Par contre le bonheur de la douche chaude et d’un lit confortable n’est pas négligeable !

Samedi 25 février,

nous avons une journée libre. Nous allons nous promener dans le souk avec mes parents. Gâteaux marocains, tajines, lampe, chech, nous faisons le plein de souvenirs.

17h00, Direction « Chez Ali » en taxi pour la soirée de clôture.

A notre arrivée, nous avons droit à une haie d’honneur des « rouges » : les organisateurs. Nous assistons par la suite à la fantasia puis à la remise des prix. Nous dégustons un copieux repas avec une entrée, un couscous, suivit d’un tajine et des oranges. Le spectacle équestre reprend et se termine par le spectaculaire embrasement de « 15 raid 4L Trophy » en lettre de feu, surplombé d’un feu d’artifice.

C’est une fois de plus avec les yeux plein d’étoiles que nous rentrons à l’hôtel, en taxi mini bus.

A ce propos, les taxis marocains c’est aussi tout une histoire. Le prix ne se fait ni au km ni à l’heure, mais à la négociation. Il n’y a pas de ceinture. Et les chauffeurs sont tellement occupé à klaxonner au feu rouge (ou vert) qu’ils en oublient parfois de démarrer. A savoir aussi qu’à Marrakech, les ronds-points sont toujours à priorité à droite, mais surtout à la loi du plus fort, et ceux qu’on soit en voiture, ou en charrette !

Retour vers Tanger Med

Le 26 février, nous partons à 9h. Nous devrons être à Tanger med à 22h pour embarquer à 23h.

La route, la route, la route, pas le moindre tronçon de piste ou de sable, que c’est long !!

Nous arrivons finalement à l’heure, mais le bateau lui, n’est pas à quai. Il n’arrive qu’à minuit, et nous n’embarquons finalement qu’à 1h. Dès la sortie des soutes, c’est la course au fauteuil pour dormir un peu, 1h30 de sommeil.

Il est 2h30, nous arrivons à Algéciras, direction l’hôtel.

Cet hôtel est particulièrement étrange et glauque, avec un propriétaire borgne, un 3ieme étage condamné, un ascenseur avec presque un bouton d’étage sur deux présent et un interphone d’ascenseur qui crépite… Heureusement la fatigue m’empêche de faire des cauchemars !!

Nous prenons notre temps, demain grasse matinée, nous partirons à midi !

27 février.

Nous roulons de 12h à 22h et trouvons un hôtel entre Murcia et Alicante. Nous partons à 8h20, après avoir roulé toute la journée, nous arrivons chez nous vers 21h, crevé, mais pleins de souvenirs et enrichis d’une extraordinaire aventure humaine.