L’Amour dure trois ans

septembre 15, 2012 dans Pause Ciné

Qui n’a jamais été confronté à une histoire difficile, voire impossible ?.. Si vous en sortez juste, ce film a simplement été réalisé pour vous. Une romantique alliance d’humour et de cynisme pour traiter un sujet horriblement compliqué : L’amour.

THEMES ABORDES

L’amour oui mais pas que ! Frédéric Beigbeder nous dévoile, à travers ce premier film, son vécu   dans le monde du show-business et, en particulier ici, dans le monde de l’édition. Alcool, drogue, sexe, tout y passe avec plus ou moins de subtilité, les grands sujets de Beigbeder (et c’est pour ça qu’on l’aime). L’amour reste tout de même le principal sujet du film. Une nouvelle vision du divorce nous y est proposée avec une certaine part de dérision.

Qu’est-ce que l’amour ? Quelles en sont les limites ? Pourquoi ne pas tenter malgré tout ? Peut-on différencier amour et passion ? Voilà en quelques mots ce que peut soulever ce film.

 

LE PROPOS ET LE TITRE

Tout d’abord ce film est le premier  réalisé par Frédéric Beigbeder, et fabuleusement bien soit dit en passant. C’est tout simplement le film qui m’a donné envie de lire le livre (ce qui est un comportement très rare de ma part) puis ce livre m’a donné envie d’en lire d’autres. Ce qui est intéressant c’est, tout d’abord, l’adaptation du livre par l’auteur lui-même, donc un certain recul sur son œuvre qui date de 1997. De plus, le livre n’a [quasiment] rien à voir avec le film ; le propos est le même, évidemment, mais le fait de passer du papier à l’écran modifie et raccourcie beaucoup de choses (plus ou moins importantes) et puis le film, tout en racontant une histoire d’amour, nous dévoile plutôt une publication fictive du livre.

« L’Amour dure trois ans » … Un titre « bien con » (voir le film). C’est une explication possible de l’auteur sur son œuvre. Un peu brève me direz-vous, oui. Pourquoi con ? Tout simplement parce que « trois ans », c’est caricatural ! Le réel propos de ce film est que l’amour ne doit pas être calculé en durée mais en intensité : On peut aimer comme un fou pendant une semaine puis ne plus rien ressentir. Optimisme ou pessimisme, chacun son point de vue sur le sujet.

 

LE CASTING

Etant un inconditionnel fan de Gaspard Proust sur scène j’ai eu le bonheur de le voir interpréter le rôle principal du film. Malheureusement je ne l’ai pas trouvé fantastique même si le personnage lui correspond tout à fait et qu’il a participé au développement du cynisme de ce dernier. Quelque fois on n’y croit pas assez, mais pour une première expérience cinématographique ce n’est pas une catastrophe.

Louise Bourgoin est juste magnifique dans ce film ! (Je ne dis pas ça simplement parce qu’on la voit seins nus) Sa prestation est géniale et son sourire est waou (oui « waou »).

Pour les autres acteurs, il faut souligner la prestation exceptionnelle de Valérie Lemercier qui est parfaite comme d’habitude ; Nicolas Bedos reste un bon acteur dans ce rôle secondaire ; Jonathan Lambert et Frédérique Bel forment un très joli couple ; Et pour finir, Joey Starr, que je n’apprécie pas dans les films d’habitude (à part dans L’immortel) est totalement bluffant.

Pour résumer, une comédie romantique légère à regarder avec un certain second degré. Une bonne brochette d’acteur et de cynisme à la Beigbeder.